Les géants du minimalisme par Julie-Anne Derome

Qu’est-ce qui vous inspire chez les minimalistes ?

Je crois que ce qui m’inspire, c’est le côté mélodique. Pour moi, la musique minimaliste évoque l’essentiel: la mélodie. Le compositeur va au cœur de ce qui est efficace pour toucher l’auditeur. C’est comme si le compositeur se souciait de sa relation avec l’auditeur. Il veut presque le séduire.

Quel courant minimaliste vous intéresse le plus ?

Je les apprécie tous! Autant le courant mélodique que rythmique.

Quel effet vous fait cette musique ?

Elle me fait beaucoup de bien! On délaisse le côté savant pour se laisser porter – même si pour certaines œuvres, il faut rester vigilants pour traverser les répétitions rythmiques qui sont toujours un peu différentes.

Qu’est-ce qu’on voit quand on écoute de la musique en fermant les yeux ?

La visualisation, c’est puissant. Elle peut même guérir dans certains cas! Elle est si personnelle et peut changer selon nos états d’âme et nos prédispositions. En écoutant une musique en fermant les yeux, des images peuvent apparaître. Ce sera aux auditeurs d’en faire une expérience personnelle, dans les moments plus méditatifs comme les Einaudi, Richter, Pärt et Bingen alors que pour Adams, Glass et Nyman, on peut être plus portés par le visuel de l’expérience.

Quelle œuvre au programme avez-vous hâte de jouer et pourquoi ?

Road movies de John Adams. Cette musique très rapide est enivrante. Elle évoque pour moi une chevauchée de notes presque épique.

J’ai aussi très hâte de jouer Bleu tombant de Maxime McKinley. C’est le troisième trio que Maxime écrit, et le 2ème pour nous. Nous aimons beaucoup sa musique car il a le souci de bien écrire pour les interprètes qui ont toujours beaucoup de satisfaction à l’interpréter.

Moins de notes à jouer, qu’est-ce ce que cela change sur scène ?

Je trouve que ce dépouillement nous met face à nous-même, nous transporte vers notre monde intérieur, dans un état méditatif, de bien-être, loin de la stimulation.

Un massage pour l’âme! C’est rare de nos jours.

Et vous, le mode de vie minimaliste ça vous évoque quoi ?

Cela dépend. On peut penser que l’on vit une vie minimaliste parce que l’on décore sa maison avec un décor onéreux très design, mais minimaliste. Pour moi, c’est un choix de vie simple qui priorise l’essentiel au niveau de nos valeurs. Peu de biens matériels, un contact avec la nature, un mode de vie encourageant le zéro déchet, les contacts vrais avec les personnes que nous côtoyons dans notre vie de tous les jours.

 

Les géants du minimalisme le vendredi 1er mars 2019 à 19h30 à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal

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