Trilogie Haydn, Beethoven et Mendelssohn 1/3

Trilogie 1/3 : Haydn

Par Gabriel Prynn, violoncelliste

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Après nos succès dans la capitale anglaise au printemps dernier, nous sommes ravis de présenter ce même programme à notre cher public montréalais !

Donnant un nouveau souffle entre la fin du classicisme mozartien et la naissance du romantisme, les trios de Mendelssohn soulignent l’expression authentique de cet allemand passionné que nous affectionnons tout particulièrement. L’imagination derrière le pétillant Trio « à la tzigane » de Haydn tire son origine de son engagement à la cour royale hongroise. Le Trio « à l’archiduc » de Beethoven à son tour reste emblématique de cette période de sa vie, marquée par des musiques héroïques et grandioses, pleines de virtuosité et d’extrêmes nuances, qui soulèvent ainsi l’aspect dramatique de sa personnalité. N’oublions pas, en parlant de drame, que Beethoven, célébré comme le plus grand pianiste virtuose de son époque, avait écrit non moins de trois testaments. Le premier, découvert seulement après sa mort, a été écrit quand il n’avait que 32 ans, mais déjà frappé par de nombreuses difficultés familiales et, surtout, le plus grand mal qui peut affliger un musicien : la surdité.

Haydn : Trio en sol majeur, Hob XV/25 « Gypsy » (1795)

Le déclencheur poétique du Trio en sol de Joseph Haydn, surnommé « à la tzigane » trouve sa source dans sa longue association avec la cour princière de la famille Esterházy en Hongrie.

Salle Haydn du Palais Esterházy
Salle Haydn du Palais Esterházy

Haydn a alors orné son œuvre de diverses caractéristiques folkloriques tziganes ou hongroises, en particulier dans le Rondo final. On voit en effet dans le manuscrit que ce dernier mouvement, intitulé Rondo all’Ongarese (Rondo à la hongroise), porte également le sous-titre « In the Gypsy’s style ». Écrit en anglais ? Eh oui ! Car Haydn a justement écrit ce trio au cours de sa deuxième visite à Londres, alors qu’il y était au sommet de sa popularité.

 

File:HaydnPlaying.jpg
Joseph Haydn interprétant un quatuor

 

Le premier mouvement, Andante, est une chaîne de variations sur un thème plein de charme présenté par le violon, transformées ensuite par de nombreuses manœuvres rythmiques, tonales et mélodiques.

Le Poco Adagio central brille dans la tonalité contrastante de mi majeur, musique d’une grande quiétude, les mélodies enveloppantes et généreuses passant entre le piano et le violon, le tout soutenu pas une riche ligne de basse au violoncelle.

Dans la partie « Gypsy » du trio, c’est-à-dire dans le dernier mouvement, on est saisi par une énergie implacable où les musiciens de l’ensemble jouent autour de galops mélodiques pleins de vie. Interprété – comme nous le faisons – avec des changements de tempo et toute la théâtralité des musiciens tziganes qui improvisent autour d’un feu, ce mouvement est un bijou du répertoire de musique de chambre.

À la fin de l’œuvre, après tous ces moments de caprice et fureur, on se lance en toute transparence dans la parfaite cadence finale.

 

Trilogie Haydn, Beethoven et Mendelssohn le mardi 11 octobre 2016 à 19h30 à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal

Trilogie Haydn, Beethoven et Mendelssohn 2/3

Trilogy Haydn, Beethoven et Mendelssohn 3/3

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